Le bassin sidérurgique liégeois est à l'arrêt jusqu'à 14 heures. Les travailleurs des sites de Flémalle et Kessales ont décidé mercredi matin de débrayer à leur tour pour une durée de 8 heures, rejoignant ainsi les ouvriers de Marchin, en grève jusque fin de semaine, et ceux de Ferblatil qui avait voté un arrêt de travail de 24 heures mardi après-midi. La tension monte d'un cran à 96 heures de la clôture des négociations du volet social. Seule la cokerie, dont l'outil doit toujours être maintenu en activité, n'est pas touchée. Les travailleurs revendiquent un plan social à la mesure de la restructuration annoncée. Ils souhaitent que leurs représentants puissent obtenir le temps nécessaire pour négocier des conditions acceptables. Les discussions tournent toujours autour des organigrammes et des tâches que la direction souhaite voir réalisée par des sous-traitants. D'autres dossiers doivent encore être évoqués. Le délai du 30 novembre devra être prolongé, estiment les syndicats. Les travailleurs de Kessales, Flémalle et Tilleur se prononceront à 14 heures sur la reprise du travail.