Le segment Plats carbone Europe d'ArcelorMittal, qui comprend les outils européens du géant sidérurgique, a fait état mercredi d'une perte opérationnelle de 2,21 milliards d'euros au quatrième trimestre 2012. Pour l'ensemble de l'année écoulée, la perte opérationnelle se monte à 2,85 milliards d'euros. En 2012, la production et les expéditions d'acier brut ont baissé, à respectivement 27,4 millions de tonnes et 26 millions de tonnes . En Europe, l'activité sidérurgique a été confrontée à un climat économique morose qui s'est notamment traduit par une chute des ventes d'automobiles à des niveaux jamais vus depuis le milieu des années 1990, souligne ArcelorMittal. Selon les estimations, la demande d'acier apparente dans l'UE a reculé en 2012 de près de 9% pour l'ensemble de l'année et de plus de 3% pour le seul quatrième trimestre. La demande de l'UE est actuellement inférieure de près de 30% aux niveaux de 2007. Une demande d'acier qui devrait rester faible en 2013. Cela incite en réaction nos clients à continuer de réduire leurs investissements. Au cours du trimestre écoulé, nous avons poursuivi la mise en place de mesures destinées à réagir à cette situation, à fournir un excellent service à nos clients et à accroître notre compétitivité, explique, dans un communiqué, le directeur général du segment Plats carbone Europe, Robrecht Himpe. En Belgique, le bassin liégeois a été particulièrement touché par les mesures d'économie du groupe qui, après avoir décidé à l'automne 2011 la fermeture de la phase à chaud, vient d'annoncer la fermeture de plusieurs lignes du froid, représentant quelque 1.300 emplois. Les éléments essentiels de l'optimisation des actifs ont été annoncés. Si certaines de ces mesures et de ces projets ne sont pas faciles à accepter pour nos salariés, nous nous efforçons de trouver une solution socialement acceptable pour toutes les personnes concernées, ajoute Robrecht Himpe. Pour l'ensemble du groupe ArcelorMittal, la perte nette pour 2012 se monte à 3,7 milliards de dollars .