Le gouvernement wallon doit prendre position à l'égard du plan syndical de sauvetage de l'outil sidérurgique à Liège, a réclamé mercredi la CSC dont quelques représentants se sont rendus mercredi au parlement wallon. Le débat qui s'est tenu dans l'assemblée sur ce dossier n'a toutefois pas permis d'apporter des réponses à ces questions. Le ministre de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, a exhorté ArcelorMittal à dire clairement quelles étaient ses intentions. Les délégués du syndicat chrétien ont remis une lettre au ministre-président Rudy Demotte dans laquelle ils expriment leur impatience à l'égard de l'exécutif. Au vu de la situation gravissime que nous vivons dans le bassin sidérurgique depuis 342 jours, malgré les multiples études réalisées qui démontrent la viabilité du site de Liège, aucune décision tranchée de la part du gouvernement wallon n'a été prise jusqu'à présent, déplore la CSC. A ses yeux, il est impératif que le gouvernement wallon prenne une position ferme, définitive et sans équivoque sur la viabilité du plan alternatif qui a été soumis. Interrogé par Christine Defraigne , Isabelle Simonis , Christian Noiret , Michel de Lamotte et Bernard Wesphael , le ministre ne s'est guère avancé sur la question. Le gouvernement a entendu mercredi le rapport de l'expert sur la viabilité financière du plan. Il étudiera encore le dossier jeudi. Il va également demander à rencontrer la direction du groupe sidérurgique. Il faut que la procédure Renault reprenne son cours -le chantage n'est pas une procédure de négociation- et qu'ArcelorMittal dise clairement ce qu'il veut faire de l'outil, a souligné M. Marcourt.