Après les débordements entre la police française et les travailleurs d'ArcelorMittal, venus à Strasbourg pour exposer leurs revendications au Parlement européen mercredi, les syndicats liégeois dressent le bilan et se préparent à de nouvelles actions, notamment à Bruxelles et Luxembourg. Nous avions lancé un appel au calme, nous voulions manifester pacifiquement, indique David Camerini, président de la délégation CSC chez ArcelorMittal. Or nous avons été reçus à Strasbourg comme des terroristes ! Les cars ont été bloqués pendant des heures, les travailleurs ont été fouillés de la tête aux pieds avec une agressivité inconcevable ! Puis il y a eu les coups des matraques, les jets de gaz lacrymogène. Un ouvrier, intérimaire de 25 ans, a perdu un