Un médecin généraliste quadragénaire a été condamné mercredi par la cour d'appel de Liège à une peine de 150 heures de travail après avoir commis des faits de faux et usages de faux dans le cadre de sa profession. Ce médecin, parfois considéré comme un Robin des bois de la médecine sociale, avait offert des médicaments sans prescriptions à des patients démunis en détournant des prescriptions destinées à d'autres patients. Il avait été dénoncé auprès de l'INAMI par des pharmaciens qui avaient constaté qu'il prescrivait de grandes quantités de doses d'anti-inflammatoires ou de doses d'antidouleurs. La justice le suspectait initialement de pratiquer le dopage mais l'enquête avait démontré qu'il avait en réalité proposé gratuitement à des patients défavorisés des doses de médicaments sans les prescriptions requises. Des prescriptions étaient réalisées en grandes quantités sur le nom d'autres patients. Elles étaient alors détournées et les médicaments allaient à des patients plus défavorisés ou qui ne bénéficiaient pas de mutuelle. Entre 2008 et 2010, débordé par son propre système de compensation, il avait ainsi commis des faux et des usages de faux relatifs à 800 doses de médicaments au préjudice des mutuelles. En première instance, ce médecin avait été condamné à une peine de 6 mois de prison avec sursis. La cour d'appel a réformé cette condamnation et l'a transformée en une peine de 150 heures de travail.