La cour d'appel de Liège a confirmé mercredi la condamnation de Miguel Asensio Gonzales à une peine de six ans de prison assortie d'une mise à disposition du tribunal de l'application des peines de 10 ans. Les magistrats de la cour ont dépeint l'individu comme quelqu'un d'extrêmement dangereux. En août 2012, une jeune femme de 21 ans avait échappé à la mort après avoir été ligotée, séquestrée, rasée et défigurée lors d'une scène d'attentat à la pudeur et de coups qui avait duré au moins trois heures. Il s'agissait de la quatrième jeune femme agressée par le prévenu parce qu'elle avait décidé de rompre avec lui et de fuir sa jalousie. Miguel Asensio Gonzales avait fait opposition au dernier arrêt de la cour mais la sanction a été confirmée. Dans leur arrêt, les magistrats ont souligné la violence sidérante des faits ainsi que le caractère dangereux du prévenu. Celui-ci présente une personnalité narcissique assortie d'un besoin de pouvoir, d'un désir de dominer et de la volonté d'être le plus fort. Miguel Asensio Gonzales n'a pas accepté sa condamnation et s'est montré mécontent que la cour n'ait pas retenu ses arguments. Alors qu'il était détenu pour une autre raison, son avocate a tenté de lui éviter l'arrestation immédiate. L'intéressé ayant manifesté une attitude de défiance envers les magistrats, son arrestation immédiate a été prononcée. Six policiers du peloton anti-banditisme étaient présents pour assurer le transfert sécurisé et la comparution du prévenu.