Dix des vingt-quatre militants de l'organisation écologiste Greenpeace, interpellés mercredi après leur intrusion sur le site de la centrale nucléaire de Tihange, ont été déférés devant un juge d'instruction de Huy, a-t-on appris de source judiciaire Mercredi matin, une vingtained'activistes sont entrés sur le site de la centrale dans le but d'y dresser une grande banderole. Quatorze d'entre eux ont aussitôt été appréhendées par la police, qui les a relâchés après avoir procédé à un contrôle d'identité. Dix autres personnes qui se trouvaient attachées sur les haubans de la cheminée de rejet de Tihange 2, où ils ont déployé une banderole, ont dû être interpellées par les unités spéciales de la police fédérale, venues en renfort. Ces dix personnes ont été déférées devant un juge d'instruction de Huy. Une demande de mise sous mandat d'arrêt a été requise à leur encontre par le parquet de Huy, a précisé le magistrat de garde.Une quarantaine d'autres activistes de Greenpeace ont mené une action devant l'entrée de la centrale nucléaire pour protester contre une possible prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires. La manifestation s'est dispersée spontanément. De son côté, Electrabel a indiqué que le plan interne d'urgence déclenché dans la matinée à la suite de l'intrusion des militants environnementalistes, a été levé à 16 heures. La vigilance sur le site reste maximale, a toutefois précisé Electrabel en ajoutant qu'à aucun moment, la sûreté des installations et la sécurité des personnes n'ont été mises en danger. Les procédures internes ont parfaitement fonctionné et le personnel a assuré l'exploitation continue des trois sites.Outre la Belgique, Greenpeace a mené des actions similaires mercredi sur les sites de centrales nucléaires situées en Suisse, en France et en Suède. - belga -