Une quarantaine d'activistes de l'organisation écologiste Greenpeace mènent depuis mercredi matin une action devant l'entrée de la centrale nucléaire de Tihange, mais aussi à l'intérieur du site, pour protester contre une possible prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires. Plusieurs activistes ont été interpellés puis relâchés par la police, a-t-on appris en milieu de matinée. Une vingtaine d'activistes se sont rassemblés mercredi vers 7h devant l'entrée de la centrale de Tihange. Ils n'en bloquent pas l'accès, mais ils y ont installé un grand fût nucléaire, a indiqué mercredi matin le porte-parole de l'organisation, Jan Vande Putte. Une vingtaine d'activistes sont par ailleurs entrés sur le site de la centrale dans le but d'y dresser une grande banderole. Une dizaine d'entre eux se trouvent toujours sur la grande cheminée du site, où ils ont déployé leur banderole. Les dix autres ont été interpellés par la police, qui les a relâchés après avoir procédé à un contrôle d'identité, a précisé Jan Vande Putte. Tout se déroule très tranquillement, notre première priorité c'est la sécurité, a-t-il insisté. Du côté d'Electrabel, qui gère le site, on indique que le plan interne d'urgence a été déclenché mercredi matin à la centrale à la suite de l'intrusion de plusieurs personnes sur le site. Les procédures d'alerte ont immédiatement été appliquées et les services de police se sont directement rendus sur le site pour appréhender ces personnes qui semblent être des représentants de Greenpeace. Plusieurs militants ont été interpellés. La police est toujours sur place pour procéder à l'évacuation des personnes encore présentes sur le site, précise Electrabel, qui ajoute que la sûreté des installations et la sécurité des personnes n'ont à aucun moment été mises en danger. L'action devrait durer toute la journée, en fonction de la réaction des autorités et responsables de la centrale, indiquait mercredi matin Greenpeace. Cette action n'est pas seulement menée en Belgique. Des actions similaires sont menées depuis ce mercredi matin sur les sites de centrales nucléaires situées en Suisse, en France et en Suède également