Le parquet a requis mardi devant le tribunal correctionnel de Liège une peine de 18 mois de prison, éventuellement assortie d'un sursis probatoire, contre un Visétois de 36 ans qui avait harcelé par téléphone la centrale d'urgence 101. Durant une période de 16 mois, le prévenu avait passé des centaines d'appels inutiles vers ce service. Le 3 octobre 2012, prétextant une agression dont il aurait été victime, le prévenu avait appelé à deux reprises la police en état d'ébriété. La police s'était rendue à son domicile mais l'homme avait refusé d'ouvrir aux policiers. Depuis cette date, en considérant que la police avait refusé d'intervenir pour lui, l'homme harcèle les services de secours par des appels intempestifs. Le dossier présenté par le parquet fait état de centaines d'appels passés entre le 3 octobre 2012 et le 22 février 2014. Ces appels ont bloqué les lignes de secours et d'autres appels prioritaires. Lors des six derniers mois, l'homme avait donné 380 appels. Ses pics d'activités représentent à quelque 30 appels passés au cours d'une journée ou encore 18 appels en 45 secondes. Le prévenu dérangeait les services de secours tous les jours, mais principalement la nuit lorsqu'il était en état d'ébriété. Il avait déjà été condamné pour des faits du même type. Son avocate, Me Josépha Martin, a plaidé le sursis probatoire. Jugement le 22 avril.