Ici, les vedettes du week-end ne sont pas des machines modernes, mais des motos qui ont marqué l’âge d’or du trial, construites pour certaines fin des années 40.
Des mécaniques et des pilotes aussi parfois plus que septuagénaires qui continuent pourtant de défier rochers, racines et dénivelés avec une étonnante agilité.
"C'est un rendez-vous pour tous les amateurs du trial à l'ancienne. Oui, c'est une épreuve unique, car c'est sur deux jours, et on a la chance d'avoir accès à un environnement exceptionnel autour d'Aywaille", explique Florian Jupsin, de la société DPG.
Au départ du centre récréatif de Remouchamps, les quelques 180 concurrents se sont élancés chaque jour sur trois boucles. Un parcours d’une cinquantaine de kilomètres au total, jalonné de chemins forestiers et de paysages typiques de la vallée de l’Amblève qui ont révélé leur lot de difficulté.
"On est parti sur un parcours en trèfe, avec trois bouclées divisées en six zones, donc six difficultés, à parcourir dans un délai imparti de 6h30 le samedi et 6h00 le dimanche", explique Frédéric Mohring, responsable du tracé.
Sur chaque boucle, des zones techniques attendent les pilotes. Des passages naturels, plus ou moins difficiles, qu'ils doivent franchir selon la catégorie de couleur à laquelle ils appartiennent. Trois niveaux sont proposés en fonction de la moto et de l'adresse de chacun: vert pour les récréatifs, jaunes pour les plus forts, et rouge pour les intermédiaires.
"Le principe du trial est de mettre le moins de pieds par terre, c'est d'abord de l'adresse. On ne chronomètre rien", ajoute Frédéric Mohring.
Avant de s'élancer, les pilotes repèrent le tracé et les pièges pour éviter de recevoir des pénalités. C'est un point pour chacune des fois où ils s'aident du pied, jusqu'à un maximum de trois points. Et malheur à celui qui chute, dans ce cas la pénalité est de cinq points. On considère alors que le pilote a échoué.
"C'est important de choisir le bon trajet. Oui, ce sont les racines et les pierres qui posent problème, et avec la pluie qui est tombée pendant la nuit le tracé est plus difficile que prévue", estime Philippe Damiens, pilote en catégorie verte.
La Classic Clubman Trial, qui en est à sa 31e édition, attire chaque année de grands noms de la discipline et de nombreuses nationalités. De quoi faire de Remouchamps la capitale européenne du trial classique l'espace d'un week-end.