Les terres agricoles publiques, détenues par des communes, des cpas, ...représentent 10 % de la surface agricole wallonne. Une réserve foncière que d'aucuns destineraient volontiers à de jeunes agriculteurs. Exemple à Modave
Aujourd'hui, l'entretien, la gestion du verger conservatoire au château de Modave est à charge du propriétaire du site, l'intercommunale de l'eau Vivaqua. Cela va changer. Demain, le verger et un potager sur une autre partie du site seront gérés par de jeunes agriculteurs. Vivaqua fait le choix de réinstaller des agriculteurs dans le cadre d'une convention de 27 ans
« Pour assurer une pérennité des projets agricoles sur le site et motiver les candidats à déposer leur candidature vu la particularité de la présence du captage d'eau, nous avons choisi de proposer un commodat (contrat à titre gratuit) pour une durée de 27
ans ; nous voulions sélectionner des gestionnaires qui développent des projets sur le long terme, et ce contrat, assorti bien sûr de différentes "contraintes" à respecter leur permet de se projeter vraiment dans le temps » se réjouit Benoit Gallant, responsable domaines chez VIVAQUA

Les terres agricoles publiques, détenues par des communes, des cpas, ...représentent 10 % de la surface agricole wallonne. Elles peuvent être veulent un outil au service de l'agriculture, en la mettant à disposition de jeunes agriculteurs .
Chez Terre-en-vue, un des acteur du projet de Modave, on entend sécuriser l'accès à la terre pour les agriculteurs. Le mouvement accompagne pour ce faire les propriétaires public (et les privés) dans la gestion des terres.
À l'heure où les finances communales et publiques sont sous tension, la tentation de vendre ces terres au plus offrant peut sembler légitime. Mais en tant qu'acteurs
publics, ces propriétaires sont aussi les garants de l’intérêt général et de services aux citoyens : lutte contre l'érosion et les coulées de boue, production alimentaire en circuit court, préservation de l'eau, des paysages et de la biodiversité...» précise
Françoise Ansay, chargée de mission « Terres publiques » chez Terre-en-vue

Les nouveaux gestionnaires du potager muré et classé du château seront les Saisons de Romont, déjà actifs sur la commune. Quant au verger conservatoire de 7 ha, il sera géré par une jeune bio-ingénieure. Un contrat de 27 ans les lie à l'intercommunale qui met gratuitement les parcelles à leur disposition