Le Musée Gretry vient de faire l’acquisition de 4 ouvrages qui retracent la bataille juridique qui avait suivi la mort du compositeur. Gretry voulait que son cœur soit remis à Liège. L’héritier de Gretry s’y était opposé. S'en suivi un long procès...
Quatre ouvrages écrit de la main de Louis Victor Flamand-Gretry, le neveu et héritier du musicien liégeois André Modeste Gretry. C'est la dernière acquisition du musée liégeois consacré au maître de l'opéra-comique.
L’auteur y relate, de son point de vue, l’histoire complète du procès relatif au cœur de Gretry, qu’il aurait voulu conserver à l'Ermitage, la propriété acquise par le musicien liégeois, qui avait appartenu à son ami Jean-Jacques Rousseau, un coeur qu’il devra laisser partir à Liège, au terme d’un procès qui dura 6 années, rappelle Patrick Dheur, pianiste-compositeur, et Conservateur du Musée Gretry
Le Musée se trouve rue des Récollets, en Outremeuse, dans la maison où est né André-Modeste Grétry en 1741.
Les visiteurs peuvent y découvrir de nombreux objets personnels, comme le piano sur lequel a joué celui qui deviendra le maître de l’opéra-comique. Gretry s'est avéré être un homme tout aussi habile sur son instrument que dans ses relations, puisqu’après avoir quitté Liège, une fois à Paris, il fut tour à tour proche de la reine Marie-Antoinette, puis de l’Empereur Napoléon", fait encore remarquer Patrick Dheur.
Décédé en 1813, André-Modeste Gretry a été enterré, avec tous les honneurs, au cimetière du Père Lachaise, à Paris.
Ses volontés ont bien été respectées, puisqu’au terme du procès, en 1829, c’est dans une boite conservée elle-aussi au Musée Gretry que son cœur a été transporté jusqu’à Liège.
Le cœur d’André Modeste Gretry est aujourd’hui encore scellé dans le piedestal de la statue de bronze, qui le représente, devant l’Opéra de Liège.
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