Le criminologue de l'Université de Liège Michaël Dantinne analyse l'explosion qui a eu lieu à la synagogue de Liège, ce lundi matin. Selon lui, c'est bel et bien un acte terroriste, mais dont la visée est essentiellement communicationnelle.
L'explosion qui a retenti devant la synagogue de Liège dans la nuit de dimanche à lundi à 4h du matin, sans faire de blessés, est condamnée de manière unanime par les politiques, de Belgique et d'Europe, depuis ce matin. De Willy de Meyer à l'Europe en passant par le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin, l'ensemble de classe politique dénonce un acte terroriste antisémite.
Pour le criminologue Michaël Dantinne, aussi, l'explosion relève d'un acte terroriste, dopé par le contexte de polarisation internationale. "Depuis le 7 octobre 2023, et l'attaque du Hamas contre Israël, suivi de la réponse d'Israël à Gaza, la polarisation n'a fait qu'augmenter et les récentes attaques des Etats-Unis et d'Israël en Iran y contribuent aussi. Or on le sait bien, la polarisation attire le terrorisme, qui à son tour attire la polarisation."
Toutefois, le criminologue précise : "Au vu de ce qu'on sait pour le moment, et même si l'enquête de la police fédérale est en cours, on est face à quelque chose qui semble relativement artisanal et rudimentaire. Si ça avait été téléguidé par l'Iran, via le Hezbollah, qui sont encore capables de commettre des actes à l'étranger, on n'aurait pas commis cet acte à 4h du matin. C'est un passage à l'acte violent antisémite de l'extrémisme, du terrorisme, c'est certain. Mais je pense que c'est essentiellement communicationnel, propagandiste. Ce qu'on oublie souvent, c'est que les attentats ont d'abord vocation à communiquer quelque chose à propos d'une idéologie radicale."
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