Cet événement est organisé par l’association Stop Racism in Sport, portée par Thierry Witsel, en collaboration avec le Panathlon Wallonie Bruxelles, Les Territoires de la Mémoire et le MRAX. Ce jeudi, des élèves de 4e, 5e et 6e secondaire étaient amenés à réfléchir ensemble, au travers de 4 ateliers participatifs, à de bonnes pratiques pour lutter contre les discriminations, notamment sur et aux abords des terrains de sport. Pour les organisateurs, l’objectif est évidemment de sensibiliser ces jeunes à cette problématique, mais aussi de mettre en place des solutions concrètes pour éradiquer les actes haineux et améliorer la société de demain, comme le détaille Thierry Witsel, président de l'association Stop Racism In Sport. "Tout le monde est confronté à un moment donné aux discriminations, parce que ça touche tant au niveau des origines, de la religion, ça peut aussi être une discrimination systémique, structurelle... Donc je pense que le travail qu'on est en train de réaliser aujourd'hui avec les élèves a vraiment une importance énorme, parce que ce sont ces jeunes qui devront vivre dans leur société et décider de la société dans laquelle ils voudront évoluer"."Tout le monde est confronté à un moment donné aux discriminations"En marge de ce colloque, des réflexions en classe avaient également été entamées, notamment à l'Athénée Léonie de Waha. "Ça les a amenés à réfléchir à la question de la discrimination avant d'arriver ici", commence Benjamin Meunier, enseignant. "Ce sujet est quand même assez important, avec tout ce qui s'est encore passé dernièrement, notamment dans le football. L'objectif est vraiment de leur faire prendre conscience de l'importance de la discrimination dans le sport et ne pas la banaliser. C'est surtout ça qu'on essaye de passer comme message".Des élèves déjà bien conscientsLe message semble avoir touché sa cible, les élèves étant conscients que ces discriminations sont encore bien trop présentes dans la société. Certains en ont d’ailleurs déjà été témoins, comme Emma. "Ma sœur a 10 ans et est dans un club de foot. Parfois, quand on va la voir jouer, on voit que certains parents s'attaquent verbalement à des petits enfants. C'est un peu choquant que des adultes parlent de la sorte à des enfants de cet âge. Car le comportement des parents va influencer celui des enfants dans le futur". Romane ajoute que "c'est extrêmement banalisé. Ça part de rigolade, sans savoir si ça va blesser les personnes impactées. Le problème, c'est que quand on en parle, on nous répond que c'est juste pour rigoler, que ce n'est rien. Mais c'est un sujet à prendre extrêmement au sérieux. Alors participer au colloque aujourd'hui, c'est peut-être aussi ouvrir les yeux et se rendre compte de la gravité des choses".Ce colloque se poursuivra ce vendredi avec une journée de rencontre destinée aux clubs, fédérations, associations et institutions, à qui les organisateurs présenteront des outils pratiques et des exemples européens de lutte contre ces discriminations dans le sport.