Crise financière et réforme du chômage impactent de nombreux ménages. Certaines personnes ne sachant plus nouer les deux bouts doivent se séparer de leur animal. i la a SRPA de Liège n’est pas encore complètement saturée, elle craint le pire.
A la Société Royale Protectrice des Animaux, le refuge n’est pas encore saturé, mais avec la crise financière et la réforme du chômage, on craint le pire. De plus en plus de propriétaires doivent se séparer de leur animal pour raison financière.
"Il y a des cas malheureux. Il y a des personnes qui viennent ici des fois en pleurant, parce qu'ils sont contraints et forcés, entre guillemets, de céder leur animal, notamment dans des déménagements vers des logements sociaux où on n'accepte pas des fois les animaux", constate Fabrice Renard, inspecteur principal SRPA Liège.
Les chiens de grande taille sont les plus mal lotis, notamment car ils coûtent cher en nourriture. Même s’ils sont sortis quotidiennement par les bénévoles, ces grands chiens restent bien plus longtemps au refuge que les pensionnaires de petite taille, ou même les chats où le turn-over est plus important.
"Beaucoup de chats arrivent ici en étant trouvés, ne retrouvent pas leur famille et sont mis à l'adoption et partent très rapidement. Beaucoup d'abandons, beaucoup de chats trouvés, mais beaucoup d'adoptions également. Donc là effectivement, ça rentre, mais ça sort pour le plus grand bonheur des chats", constate de son côté Ingrid Swinnen, coordinatrice accueil bénévole à la SRPA de Liège.
On voit aussi de plus en plus de NAC, de nouveaux animaux de compagnie dans les refuges qui doivent faire face à des situations dramatiques. Aujourd’hui, on a des craintes pour l’avenir, car la perte des revenus de certains ménages, va générer plus d’abandons.
"Il y a des gens qui vont perdre leurs allocations, qui vont perdre finalement ce qui leur permettait de vivre. Et s'ils doivent faire des restrictions, bien sûr, l'animal de compagnie sera un des premiers points qu'on va peut être supprimer ou se dire on va le confier dans un refuge. Donc cela risque fort de nous impacter. Et il y a aussi l'aspect financier des choses, c'est que les refuges ne vivent qu'avec le don des gens", souligne encore Fabrice Renard.
Pour le moment, la situation n’est pas encore catastrophique, mais interpelle. De plus en plus de malheureux risquent de faire étape ici sur les hauteurs de Cointe à cause de la crise.