Sans surprise, le chrysanthème reste le roi des cimetières en cette période de Toussaint. Mais on constate toutefois une baisse des ventes depuis une dizaine d’années. Mais la fin de cette tradition n’est pas encore à l’ordre du jour.
Dans les cimetières en cette veille de Toussaint, on peut constater que le chrysanthème trône en maître sur les sépultures. Les fleurs artificielles font plutôt pâle figure en cette période.

Le chrysanthème est tendance si on en croit les chariots qui quittent cette pépinière de Berloz. C’était quasiment le rush à l’ouverture pour faire le plein de pomponettes.

Et cultivées en Hesbaye, ces fleurs ont connu des conditions climatiques hors normes et s’en sortent bien aujourd’hui.
"On est resté à leur chevet tout l'été. Beaucoup, beaucoup d'arrosage, vraiment ça a été très intense et je pense que c'est la 19ᵉ année que je cultive du chrysanthème et c'est la première année qu'on arrosait encore début octobre les cultures tellement ça a été sec", constate Julien Castiglioni, le gérant des Jardins de Berloz.

Si les cimetières resteront bien fleuris ce premier novembre, les tendances du marché sont plutôt à la baisse. C’est ce que constate ce pépiniériste à Waremme.
"Sur 10 ans, c'est moins 70%. Ça veut dire avant on en vendait dans les 10. 000 et maintenant on est à 2.000 ou 3.000", explique Jos Abeels, le gérant.

Il est vrai que globalement, la fréquentation des cimetières est globalement en diminution. Et que de plus en plus de défunts choisissent l’incinération plutôt que l’inhumation. Donc moins de tombes à fleurir pour les générations à venir…