N'ayant jamais pu connaître la véritable nature du projet soutenant l'offre de rachat, par le groupe américain de messagerie United Parcel Service , de son rival néerlandais TNT Express, présent à l'aéroport de Liège, le gouvernement wallon est bien en peine de déterminer si le renoncement d'UPS constitue une bonne ou une mauvaise nouvelle, a commenté le ministre wallon André Antoine , en charge de la politique aéroportuaire. Lors de la rencontre avec le patron d'UPS, nous avons eu l'impression d'une stratégie dynamique. Mais au gré des réunions, la dimension juridique a dominé la dimension industrielle, a répondu M. Antoine, interrogé par Christine Defraigne en commission du parlement wallon. Les débats se sont transformés en un jeu à huis clos où personne n'a jamais révélé la vraie nature du projet, a déploré le ministre. Entre l'intérêt d'une arrivée d'activités supplémentaires à Liège et le risque d'une délocalisation d'activités à Cologne , où UPS a son siège européen, nous sommes incapables de dire si est une bonne ou une mauvaise nouvelle, selon M. Antoine. Il a souligné que TNT restait rentable et que les 200 millions d'indemnités d'UPS seront bien versés par le géant américain. Reste la situation de TNT Airways, dont la vente avait été décidée dans le cadre du rapprochement avec UPS. Ils devront faire un choix, pour poursuivre ou non cette vente, mais les responsables n'ont pas encore pris position, a fait observer le ministre