La Police Judiciaire Fédérale de Liège a mis la main sur un véritable arsenal. L'affaire est sortie au grand jour ce samedi, mais elle remonte à plus longtemps. Le 16 décembre dernier, Georges Degryse, propriétaire d'un hôtel de charme installé rue Morinval, dans le quartier Saint-Léonard, a été placé sous mandat d'arrêt. On lui reproche la détention d'armes à feu - des pistolets, carabines, riot-gun et kalachnikov - retrouvées dans son hôtel, dans une maison de Fléron, dans le coffre de sa voiture ainsi que dans une tombe vide du cimetière de Beyne-Heusay. Georges Degryse est bien connu de la justice, notamment pour avoir apporté un soutien logistique lors d'un braquage attribué à la bande de Marcel Habran. Georges Degryse aurait été dénoncé par son épouse dont il est séparé. Il affirme que certaines de ces armes auraient été achetées à Nordine Amrani, auteur de la tuerie de la place Saint-Lambert en décembre 2011. Les armes saisies sont en cours d'analyse pour déterminer dans quels contextes elles auraient été utilisées. Le dossier s'inscrit dans la mouvance du grand banditisme liégeois. Les armes saisies auraient aussi pu être stockées dans le but de venger le frère de l'épouse de Georges Degryse, assassiné en 2003. Et Pepe Rosato, lui aussi lié à Marcel Habran, est suspecté dans ce meurtre.