Sabit Idrizi, un Hutois de 37 ans, a été condamné jeudi par la cour d'appel de Liège à une peine de 17 ans d'emprisonnement. Il avait participé le 31 octobre 2008 à un cambriolage et avait involontairement causé la mort d'Albert Bertrand, un huissier audiencier de la justice hutoise. La peine de 9 ans de prison prononcée en première instance a été portée à 17 années de prison.Le cambriolage s'était déroulé la nuit du 31 octobre 2008 à Tihange. Deux hommes s'étaient introduits dans une maison particulière et avaient agressé les occupants qui dormaient. Albert Bertrand était décédé immédiatement après ce cambriolage, victime d'un malaise cardiaque lié à un stress intense. Le butin s'élevait à 200 euros et à quelques objets personnels. Les cambrioleurs avaient été identifiés 6 ans après les faits et l'un d'eux était décédé avant même d'être confondu. Sabit Idrizi, un Hutois de 37 ans, avait été identifié grâce son ADN relevé sous les ongles de la victime. Il était suspecté d'avoir porté de puissants coups à la victime mais il affirmait qu'il n'avait joué qu'un rôle de suiveur durant l'agression. Pour se dédouaner des faits, Sabit Idrizi avait soutenu qu'il avait été opposé à la résistance de la victime. Il avait aussi soutenu qu'il était venu en aide à la victime après son malaise en lui offrant son aide. Mais cette version, qualifiée de la version du bon samaritain par la cour, n'a pas résisté à l'analyse des magistrats. Dans son arrêt, la cour a relevé que la version de Sabit Idrizi n'est ni crédible, ni pertinente. Les magistrats ont souligné qu'il n'avait pas joué un rôle secondaire. Les traces de son profil ADN sous les ongles de la victime démontrent l'existence d'un corps à corps avec la victime. La détermination des auteurs, leur violence et la différence d'âge explique qu'Albert Bertrand n'avait pu résister à ses agresseurs. La cour a également souligné que Sabit Idrizi ne s'est jamais soucié du sort de ses victimes avant d'être arrêté plusieurs années après les faits. Les magistrats ont souligné sa personnalité antisociale, son profond mépris pour la vie humaine, son extrême violence, ses nombreux antécédents judiciaires et son état de récidive légale. La peine de 9 ans prononcée en première instance a été portée devant la cour d'appel à 17 ans de prison.