Le ministre wallon de l'Environnement, Philippe Henry, s'est montré serein mercredi à propos de l'action qu'ArcelorMittal a intentée devant le tribunal de première instance de Bruxelleset le Conseil d'Etat pour obtenir réparation du préjudice dû à la non-attribution de quotas de CO2. Le préjudice invoqué par le groupe sidérurgique s'élèverait à 8,23 millions d'euros, représentant 1,35 million de tonnes qui correspondent aux émissions du HF6 à Seraing lors de son court rallumage en 2011. Il n'y a pas de droit à recevoir ces quotas, a affirmé mercredi M. Henry en réponse à une question de Michel de Lamotte devant le parlement wallon. Le ministre a reconnu que la Région n'avait pas accordé assez de quotas à ArcelorMittal mais elle n'en disposait plus à ce moment. Nous aurions dû acheter ces quotas. Cela nous apparaissait complètement déplacé, a-t-il ajouté, d'autant plus que le groupe était en état de suroctroi à l'échelon européen. Selon le ministre, cette action en justice ne menace pas les négociations en cours à Liège. Il n'y a pas eu de déclarations d'ArcelorMittal liant les négociations aux quotas, a souligné M. Henry. -Belga-