Des représentants du syndicat chrétien de la prison de Lantin ont tenté vendredi de convaincre le secrétaire d'Etat à la Fonction publique Hendrik Bogaert, qu'ils avaient invité pour une visite de terrain, de ne pas augmenter leur régime de 36 heures semaine comme il l'a récemment évoqué. Nos échanges ont été vifs, musclés, mais constructifs notamment sur ce qui touche à la fonction publique ou au personnel des prisons, a affirmé Serge Deprez, secrétaire fédéral à la CSC Services publics, à l'issue de la rencontre. Nous avons pu démontrer que certaines de ses propositions, comme la suppression des 36 heures alors que les agents travaillent dans des conditions très difficiles, ne tenaient pas la route. Je pense qu'il nous a entendus, a-t-il ajouté. M. Bogaert a entamé vendredi une série de visites de prisons à l'invitation de la CSC Services publics et de son homologue néerlandophone de l'ACV. Il a une connaissance théorique des dossiers, mais le travail pratique est très différent, a souligné M. Deprez. Le secrétaire d'Etat a pu constater que la prison de Lantin n'était pas en bon état et se rendre compte de ce que les agents vivent au quotidien. Hendrik Bogaert a pris la route de la prison de Forest en fin de matinée. Dans l'après-midi, il devait visiter celle de Gand. Les 36 heures ont été introduites par le gouvernement en réponse au problème de la surpopulation carcérale pour alléger les conditions de travail des gardiens, alors que le règlement prévoit lui 38 heures. Les déclarations du secrétaire d'Etat dans la presse à la mi-janvier, mettant en cause ce régime, ont offensé les syndicats qui ont lancé un mot d'ordre de grève pour le 7 février