L'accusé Philippe Smitz savait qu'il avait été désigné parmi les héritiers de Marie Mangen , a confirmé mercredi un témoin devant la cour d'assises de Liège. Philippe Smitz, accusé de meurtre pour faciliter le vol, de tortures et d'incendie volontaire, avait hérité de la moitié de la fortune de sa victime. Il était informé, avant les faits, qu'il figurait sur le testament de Marie Mangen. Certains comportements nauséabonds de Philippe Smitz ont été décrits par les personnes qui l'ont côtoyé à l'époque des faits. L'accusé dépensait beaucoup d'argent aux jeux de bingo. Il avait par ailleurs proposé à un de ses amis de participer à des petits coups ou à des braquages pour obtenir de l'argent. Affabulateur, Smitz avait déjà laissé entendre à certains de ses amis qu'il possédait beaucoup d'argent. Selon des membres éloignés de la famille de la victime, Philippe Smitz s'était imposé chez Marie Mangen. Il lui rendait de nombreux services et se rendait parfois à la banque pour retirer de l'argent à son nom. Mais la dame était devenue agacée et méfiante car Philippe Smitz avait pris trop de libertés. Il lui arrivait de fouiller dans ses affaires ou de se montrer insistant lorsqu'il évoquait une éventuelle succession ou la possibilité d'obtenir un don d'argent. Philippe Smitz voulait devenir propriétaire de la maison de Marie Mangen. Il aurait d'ailleurs hérité de la moitié de la fortune de Marie Mangen par le testament rédigé par celle-ci. Selon le second héritier de Marie Mangen, Philippe Smitz était informé que Marie Mangen l'avait désigné comme héritier d'une partie de sa fortune. Mais avant le décès, il ignorait la proportion de cet héritage. Il avait cherché à connaître ce montant et avait fait des démarches auprès d'un notaire. D'autres témoins ont évoqué l'impulsivité de Philippe Smitz, le besoin d'argent qu'il manifestait auprès de Marie Mangen et la méfiance développée par la victime à l'égard de l'accusé. Marie Mangen ignorait son niveau de sincérité et percevait certaines obsessions dans son comportement, a précisé une voisine.