Le tribunal correctionnel de Liège a prononcé mercredi des peines de prison ferme de 5 ans, 4 ans et 3 ans contre trois Pakistanais auteurs de faits de traite d'êtres humains. Installés en Belgique et gérants de sociétés fictives, ils avaient réalisé des faux documents pour régulariser des concitoyens ou pour leur permettre de s'installer sur le territoire belge. L'affaire avait été mise à jour en 2008. Les trois principaux protagonistes du dossier avaient été interceptés après des perquisitions et la découverte de faux documents au nom de Pakistanais. L'enquête avait démontré que ces gérants de sociétés fictives avaient dans un premier temps permis la régularisation de certains de leurs concitoyens déjà présents sur le territoire et, dans un second temps, permis à d'autres d'atteindre la Belgique en passant par l'Espagne. Pour atteindre leur objectif, les prévenus auraient bénéficié de la complicité d'un avocat et d'un attaché d'ambassade. Des faux avaient été commis. Il s'agissait de documents d'identités mais aussi de contrats de travail ou d'attestations qui ont été utilisées pour faciliter la régularisation des ressortissants pakistanais contre rémunération pouvant atteindre 9.000 euros par personne. Enfin, ces documents avaient été employés pour réaliser des prêts non remboursés auprès de banques. Les trois principaux auteurs ont été condamnés à des peines fermes de 5 ans, 4 ans et 3 ans. Huit de leurs complices ont écopé de peines allant de 1 an à 15 mois de prison, assorties de sursis.