Liège commémore en 2012 le 400e anniversaire de la mort d'Ernest de Bavière, un de ses plus illustres princes-évêques, en organisant une série d'expositions et de conférences dont la première consacrée à l'alchimie sera donnée le 13 février par le professeur Robert Halleux. Une importante exposition consacrée à cet homme d'Eglise hors du commun se tient par ailleurs au Grand Curtius depuis novembre. Fils du duc Albert V de Bavière dit le Magnifique et d'Anne d'Autriche, fille de l'empereur Ferdinand Ier, Ernest de Bavière, né en 1554, se destine dès son plus jeune âge à la carrière ecclésiastique. Ernest de Bavière cumulera plusieurs fonctions épiscopales sans jamais avoir été ordonné prêtre. Il devient prince-évêque de Liège et prince-abbé de Stavelot en 1581. Prince humaniste, Ernest de Bavière entretiendra dans son palais une cour savante. Il s'investira aussi dans le développement du thermalisme spadois et apportera son soutien à la création d'un hôpital de bienfaisance qui portera son nom et qui est resté en fonction jusqu'à la fin du 20e siècle. Ernest de Bavière entame aussi des réformes politiques en apportant plus de démocratie dans l'organisation des corporations de métiers. Dans la foulée du Concile de Trente, Ernest fonde le premier collège jésuite à Liège puis un grand séminaire destiné à améliorer la formation des prêtres et se montrera zélé dans la lutte contre le protestantisme et la sorcellerie alors que lui-même s'adonne à la pratique de l'alchimie. Contemporain des guerres de religion, il parviendra à maintenir la neutralité liégeoise favorisant ainsi le commerce. Il encouragera aussi le développement des exploitations houillères et l'installation des usines métallurgiques. Amateur de femmes, Ernest de Bavière aura également plusieurs enfants. Renseignements et informations: www.lesmuseesdeliege.be.