Frédéric Dichamp, un habitant de Boncelles âgé de 39 ans, tente d'obtenir la reconnaissance du fait qu'il a été exposé aux conséquences de l'utilisation d'uranium appauvri lors d'une mission en Bosnie en 1994 . Victime du syndrome des Balkans, il a développé un cancer de la thyroïde pour lequel le SPF Défense conteste un lien de causalité. Cet ancien militaire de carrière, qui a effectué trois missions à l'étranger pour les Casques bleus, affirme que la Défense refuse de reconnaître que ses militaires ont été irradiés lors de leur mission en Bosnie en 1994. L'homme, désormais retraité de l'armée, tente d'obtenir une pension de réparation mais se heurte au refus de la Défense d'endosser son invalidité de 75%. Frédéric Dichamp a développé un cancer de la thyroïde à son retour de mission en Bosnie. Après avoir été soigné, il a été déclaré apte au service et envoyé en mission au Kosovo en 2002. Puis, il a été envoyé en mission au Liban en 2007. Cette dernière mission se serait mal déroulée sur le plan relationnel entre le militaire et des membres du commandement. Après un incident de tir, le militaire a rencontré un problème d'ouïe. Puis, à son retour de mission, son cancer s'est de nouveau manifesté. En tout, Frédéric Dichamp présente sept dossiers médicaux. L'un est lié à son cancer tandis que les autres sont liés à des problèmes d'ouïe, de dos ou encore d'ordre psychologique. Son invalidité totale est évaluée à 75%. Mais, depuis 2009, la commission chargée de statuer sur sa demande à bénéficier d'une pension de réparation n'accepte de reconnaître qu'une invalidité de 15%. L'armée prétend, sur base de statistiques nationales, que son cancer n'est pas lié au syndrome des Balkans. Nous avons été envoyés dans une zone contaminée, affirme Frédéric Dichamp. Aucune mesure de protection ou de sécurité ne nous a été garantie. Dans ma section, quatre militaires sur six ont développé des maladies. L'un d'eux est décédé d'une maladie qui a attaqué son système immunitaire. Outre sa pension de réparation qui lui est refusée, Frédéric Dichamp se heurte aussi à la problématique des assurances. Comme tous les militaires envoyés en mission, il avait souscrit une assurance. Sur base des mêmes rapports médicaux, une indemnisation de 225.000 euros lui est refusée. Depuis la réapparition de son cancer, Frédéric Dichamp a perdu 25 kilos. Il est soumis à une forte médication