L'avant-projet de décret du gouvernement wallon sur l'exportation des armes a fait bondir la délégation CSC de l'entreprises Forges de Zeebruges , fabricant d'armes à Herstal. Le syndicat chrétien redoute la réaction de l'actionnaire français. La réforme prévoit des modalités absolument incompatibles avec le bon fonctionnement d'une entreprise industrielle de ce secteur stratégique, estime Michel Latini, président de la délégation CSC aux FZ. L'interdiction d'entamer toute production avant obtention d'une licence d'exportation va condamner les entreprises à ne plus disposer de stocks, et elles risquent ainsi de rater des marchés importants. Par ailleurs, la création d'un embargo wallon de 12 ans après la levée d'un embargo de l'ONU, c'est vraiment laisser la place libre à nos concurrents des autres pays : ils auront bien le temps de s'installer dans ces nouveaux marchés. Aux Forges, la CSC craint notamment que ces avant-projet de décret ne pousse l'actionnaire étranger à délocaliser sa production liégeoise, aux Pays-Bas, par exemple, sixième vendeur d'armes au monde !. FZ emploie cinquante personnes à Herstal mais, selon la CSC, fournit du travail en sous-traitance à 250 personnes dans des entreprises de la région.