Jean-Pascal Labille, qui a été nommé jeudi soir ministre des Entreprises publiques et de la Coopération au Développement, chargé des grandes villes au sein du gouvernement fédéral, a quelque peu le profil d'un homme de l'ombre. Agé de 51 ans, il a fait son chemin dans le sérail socialiste jusqu'à accéder au secrétariat général des Mutualités socialistes. Il détient de nombreux mandats: administrateur de la Société régionale d'Investissement de Wallonie , de la société d'assurances P&V, président de Wallimage, etc. Il a également présidé le comité de gestion du Forem et collaboré durant dix ans au cabinet de révisorat de l'ancien ministre Michel Daerden, un Liégeois comme lui. Jean-Pascal Labille est considéré comme étant proche d'un autre Liégeois, Jean-Claude Marcourt, vice-président du gouvernement wallon dont l'influence au sein du PS semble croître. Les deux hommes ont d'ailleurs suivi des parcours qui se ressemblent. Adoubé par Guy Mathot, M. Marcourt a un long passé de chef de cabinet, dont plusieurs années au service de la vice-Première ministre Laurette Onkelinx, et a été désigné ministre de l'Economie alors qu'il n'avait jamais été élu et était inconnu du grand public. Quand il a été question l'an passé d'un groupe W, groupe informel de réflexion de tendance régionaliste constitué autour de M. Marcourt, le nom de M. Labille est également revenu à côté de celui du secrétaire général de la FGTB wallonne, Thierry Bodson, ou du recteur de l'Université de Liège , Bernard Rentier