Après l'échec d'une concertation avec la fédération des transporteurs UPTR concernant le renouvellement d'une convention destinée à compenser le renforcement des exigences médicales pour chauffeurs professionnels, l'UBT , le syndicat du transport lié à la FGTB, a organisé lundi matin une action au siège liégeois de l'UPTR, situé à Herstal.A l'origine l'action en terre liégeoise était prévue devant l'entreprise Transport Coutrez à Grâce-Hollogne mais celle-ci n'étant plus affiliée à l'UPTR, une dizaine de militants de l'UBT se sont rabattus sur le siège liégeois de la fédération du secteur du transport. Nous y avons rencontré les responsables de l'UPTR à Liège, indique Daniel Maratta, secrétaire régional UBT. Cela s'est bien déroulé et nos propos seront rapportés lors de la réunion de la commission paritaire le 16 juin. Le syndicat socialiste a pour objectif de faire pression sur l'UPTR, qui refuse de prolonger la convention collective visant à trouver une solution pour des chauffeurs de camion en défaut par rapport aux exigences médicales. La fin de cette convention collective signifie qu'un chauffeur qui ne répond plus aux règles médicales se retrouve sans emploi et sans indemnité, souligne Daniel Maratta. Jusqu'ici, le système mis en place depuis dix ans permettait à ces chauffeurs de se voir offrir un autre emploi au sein de leur entreprise ou bien de recevoir une intervention financière de 5.000 euros s'il n'y a pas d'autre emploi disponible, et d'être licenciés. Selon l'organisation syndicale du transport, l'impact financier de cette convention est pourtant resté fort modéré ces dernières années: annuellement une vingtaine de chauffeurs ayant perdu leur permis de conduire pour des raisons médicales, la plupart d'entre eux âgés de plus de 55 ans, étaient concernés. Tandis qu'une autre action était également prévue par l'UBT en Flandre lundi, S'il n'y a pas d'avancée positive après la réunion de la commission paritaire le 16 juin, des mobilisations plus musclées pourraient avoir lieu dans des entreprises affiliées à l'UPTR, prévient Daniel Maratta. Les autres fédérations patronales, Febetra et TLV, sembleraient prêtes à renouveler leurs engagements, selon l'organisation syndicale. - belga