L'action introduite devant le tribunal des référés de Liège par des détenus de la prison de Lantin qui réclamaient un retour à des conditions de détention normales est devenue sans objet, a annoncé lundi l'avocat d'un de ces détenus. L'affaire ne sera donc pas plaidée ce mardi. A la suite du mouvement de grève entamé par les gardiens de la prison de Lantin, plusieurs détenus se plaignaient de ne plus bénéficier de conditions de détentions normales. Les promenades en préaux avaient été supprimées, les détenus étaient maintenus en cellules 24 heures sur 24, les visites de familles étaient supprimées et les prisonniers n'avaient plus droit qu'à un accès limité au téléphone. Sur le plan sanitaire, les détenus n'avaient plus droit à leur linge tandis qu'ils ne pouvaient bénéficier de l'accès à la douche qu'une à deux fois par semaine. Sur base de la convention de New York, ratifiée par la Belgique et précisant que toute personne incarcérée a le droit au respect de sa dignité, deux détenus avaient introduit une action devant le tribunal des référés contre l'Etat belge pour tenter d'obtenir un retour immédiat à des conditions de détention normales ou une astreinte de 150 euros par jour de retard. Le tribunal avait refusé leur demande de remise en liberté mais décidé de rouvrir les débats pour leur permettre de s'expliquer plus en détails sur les modalités de leur détention. Cette audience devait avoir lieu ce mardi mais elle est devenue inutile. La fin de la grève à la prison de Lantin a permis de rétablir des conditions de détention normales pour les prévenus, a précisé Me Luc Balaes. La procédure est donc devenue sans objet.