L'auditorat du travail a requis une peine de prison et une peine d'amende à l'encontre d'une patronne engissoise accusée d'avoir harcelé 29 employés. La hauteur de ces peines est laissée à l'appréciation du tribunal. L'auditorat ne s'est pas opposé à ce que les sanctions soient assorties d'un sursis probatoire conditionné à une formation à la gestion du comportement. La gérante de cette société de crédit est accusée d'avoir fait vivre à ses employées un véritable cauchemar. A en croire l'auditorat et les parties civiles, insultes et dénigrements étaient le quotidien de ces femmes qui recevaient leur C4 pour des raisons injustes. L'avocat de la prévenue a demandé son acquittement. Il a expliqué que sa cliente avait parfois un comportement trop paternaliste mais qu'en aucun cas elle n'avait voulu malmener ses employées. A titre subsidiaire l'avocat a demandé une suspension du prononcé de la condamnation. Le jugement est attendu le 25 janvier prochain.