La société Electrabel a été condamnée lundi par le tribunal correctionnel de Liège pour des faits d'homicide involontaire à la suite du décès accidentel d'un ouvrier sur le site de la centrale électrique des Awirs . L'ouvrier avait été tué alors qu'une erreur avait été commise lors du redémarrage d'une turbine. Electrabel et un de ses chefs opérateurs sont condamnés à indemniser la famille de la victime. Marc Kestemont, la victime âgée de 35 ans et domiciliée à Houdeng, tournait une énorme manivelle au moment où le moteur avait été remis en marche de manière électrique. Il avait tenté de se jeter au sol pour éviter l'accident mais avait été heurté, éjecté et tué sur le coup. L'auditorat du travail estimait que la responsabilité du chef opérateur était engagée dans ces faits d'homicide involontaire pour ne pas avoir respecté la procédure selon laquelle il devait s'assurer que l'ouvrier n'était plus présent sur la machine au moment de son redémarrage. Electrabel était aussi responsable pour ne pas avoir adapté ses règles de sécurité et ses méthodes de travail dans des zones dangereuses.Le tribunal correctionnel a estimé qu'Electrabel a commis la faute la plus grave en ayant omis de permettre à son chef opérateur de s'assurer de l'existence d'un danger et en ne disposant pas des équipements d'avertissement nécessaires sur la machine concernée. Electrabel a été condamné à une amende pénale de 8.250 euros. La prévention reprochée au chef opérateur a été déclarée établie mais celui-ci a bénéficié d'une exemption de la peine. Sur le plan civil, tant Electrabel que le chef opérateur devront indemniser la famille de la victime.