En Belgique, les médecins ne doivent pas demander l'autorisation de la famille pour prélever un organe en vue d'une transplantation. C'est ce qu'indique le professeur Yves Vanrenterghem, chef du service néphrologie de l'hôpital universitaire de Louvain et président honoraire de la Fondation internationale Eurotransplant, estimant que de fausses informations circulent sur les exigences légales en la matière. La problématique de la transplantation d'organe est revenue récemment au devant de l'actualité, à la suite de l'attaque sanglante de Liège. Les parents de la dernière victime de la tuerie avaient en effet décidé de donner les organes de leur fils. La loi du 13 juin 1986 prévoit que chaque personne décédée peut en principe donner ses organes. Il n'est donc pas nécessaire de demander l'autorisation à la famille. N'importe qui peut, de son vivant, signer une déclaration en vue d'un futur don d'organe. Cette déclaration, qui doit se faire auprès de la maison communale, est ensuite reprise dans le Registre national. De son vivant, quelqu'un peut aussi signer une déclaration dans laquelle il s'oppose à donner ses organes après son décès. Cela peut également être fait en ligne. Lors d'un décès, le coordinateur de la transplantation consultera le Registre national afin de voir si une déclaration existe à ce sujet. Le cas échéant, le souhait de la personne devra être respecté. Au cas où il n'existe pas de déclaration, la famille a, au premier degré, le droit de s'opposer à un prélèvement d'organe. Mais il est faux de dire que l'autorisation doit être demandée à la famille pour prélever un organe à la suite d'un décès, selon le professeur Vanrenterghem.