Le parquet a requis lundi devant le tribunal correctionnel de Liège une peine de 18 mois de prison ferme contre un homme âgé de 41 ans qui avait proféré des menaces de mort à l'égard du personnel et du directeur du centre fermé de Vottem. L'homme prétendait être en lien avec les terroristes Daech.Originaire de Casablanca, l'individu séjourne sur le territoire belge depuis 19 années et n'a jamais pu être expulsé. Il a endossé plusieurs condamnations en Belgique pour un total de 11 années de prison et a effectué plusieurs séjours dans des centres fermés. Lors de son arrivée au centre fermé de Vottem le 2 août dernier, il s'était énervé contre le directeur de l'établissement et contre certains membres du personnel. Il avait menacé de tuer toutes ces personnes et de lancer de cocktails Molotov. Il avait exigé d'être remis en liberté et avait prévenu qu'en cas d'expulsion, il allait se venger de la Belgique en contactant les criminels de Daech à Casablanca avec l'objectif de s'en prendre à des ressortissants belges présents au Maroc. Le prévenu, qui a reçu des soins psychiatriques, a également affirmé qu'il travaille pour les services secrets avec pour objectif de débusquer des terroristes. Il a enfin soutenu avoir fait l'objet de tortures à l'établissement de Vottem. Le parquet a souligné la dangerosité du prévenu et son état de récidive avant de requérir une peine de 18 mois de prison et une amende. Son avocat a réclamé la clémence du tribunal