La cour d'assises de Liège a poursuivi mardi le procès de Philippe Smitz, un Liégeois de 45 ans accusé de faits de meurtre pour faciliter le vol, par l'audition d'un expert en incendie qui a confirmé que l'accusé a tenté de mettre le feu à la maison de la victime. Deux foyers distincts d'incendie ont été identifiés par l'expert. Un expert en incendie a confirmé qu'un incendie volontaire a été allumé par l'auteur des faits lors de l'agression de Marie Mangen, le 12 octobre 2009. La dame avait été retrouvée étouffée et égorgée. Mais dans la maison qu'elle occupait à Esneux, deux foyers d'incendie ont été retrouvés. L'un se trouvait à proximité immédiate de la tête de la victime. Il a été allumé à l'aide d'un liquide inflammable qui a été projeté par l'auteur par des jets à travers la pièce. Cet incendie s'est auto éteint en raison du manque d'oxygène dans la pièce, mais il a laissé des traces de brûlure sur la tête de la victime et sur son châle. Un deuxième foyer d'incendie a été retrouvé par l'expert. Il a été allumé de la même manière à proximité d'une fenêtre. L'auteur a déversé du liquide inflammable sur des cartons. Ce foyer d'incendie ne s'est pas propagé, même s'il était à proximité immédiate d'une fenêtre légèrement ouverte. Selon l'expert, l'auteur des faits a tenté d'incendier l'habitation de Marie Mangen, mais la procédure utilisée n'était pas adéquate pour qu'il parvienne à son objectif. La Cour a entendu une série de témoins venus évoquer la personnalité de la victime. Marie Mangen était attentive envers ses proches. Ses enfants ont rapporté qu'elle a laissé un grand vide lors de sa mort. Son souci était de rassembler tout le monde autour d'elle. Cette dame était active, aussi bien dans son jardin que dans sa maison. Elle appréciait de faire elle-même les tâches, malgré son âge de 84 ans. Son fils a précisé qu'elle était hyperactive et qu'elle n'avait aucune crainte de rester seule chez elle. La victime se rendait encore régulièrement à des concerts ou au théâtre seule pour se distraire. Marie Mangen était une femme cultivée, ancien professeur d'université, qui conservait aussi son caractère. Elle en imposait aux autres et refusait qu'on lui dicte son rythme de vie, a précisé son fils. Marie Mangen refusait de marcher avec une canne, malgré quelques difficultés de mobilité. Très économe, elle ne faisait plus confiance aux banques. Elle avait retiré la majorité de ses fonds, qu'elle conservait chez elle. Ses enfants ont confirmé qu'elle ne portait pas régulièrement de foulard. Mais quand elle en mettait, elle ne les fermait jamais par un noeud à l'arrière du cou. Les témoins de moralité de l'accusé seront entendus mercredi - belga -