Les derniers témoins de moralité ont été entendus mercredi matin au procès de Calogero Lo Bianco, un Liégeois de 55 ans accusé du meurtre de sa compagne Gabrielle Linotte devant la Cour d'assises de Liège. La violence de l'accusé, découlant de sa consommation d'alcool et de médicaments, a été épinglée par plusieurs témoins. Calogero Lo Bianco a tué Gabrielle Linotte le 17 juillet 2008 peu après 19h à Liège. Au cours d'une dispute violente, l'accusé a porté une vingtaine de coups de couteau à la victime. L'un de ces coups a atteint le poumon et a entraîné le décès de Gabrielle Linotte. Les membres de la famille de Calogero Lo Bianco ont détaillé les événements qui ont perturbé l'existence de l'accusé. Jeune, il n'appréciait pas l'école; il a été orienté vers la profession de boucher. Il a eu deux enfants avec sa première épouse, dont il était profondément amoureux et a été marqué par un divorce qu'il avait tenté d'éviter. Calogero Lo Bianco a rencontré une seconde épouse mais selon les membres de la famille de l'accusé, cette dame était hargneuse. C'est auprès d'elle qu'il est devenu renfermé et qu'il a déprimé. Sa situation s'est dès lors dégradée et il est devenu dépendant des médicaments et de l'alcool. Les proches de Lo Bianco affirment qu'il n'était pas heureux avec sa seconde femme. Initialement, c'était un homme gentil, poli et toujours prêt à aider les autres. Il adorait la pêche mais sa seconde épouse exigeait de lui des travaux importants à son domicile. Elle le rabrouait souvent. Sous l'influence de l'alcool et des médicaments, le caractère de Calogero Lo Bianco est devenu plus agressif. Des neveux et nièces ont rapporté qu'il faisait peur, qu'il était menaçant et qu'il commettait des gestes de violences envers eux. Ces scènes ont jeté un froid dans la famille. Les plaidoiries des avocats de la partie civile et de la défense ainsi que le réquisitoire de l'avocat général Elisabeth Dessoy auront lieu ce mercredi après-midi