Calogero Lo Bianco et sa compagne Gabrielle Linotte avaient déjà été opposés dans plusieurs scènes de violences conjugales avant le drame survenu le 17 juillet 2008, ont rapporté mardi différents témoins devant la Cour d'assises de Liège. L'ex-épouse de l'accusé a également évoqué des scènes de violences ponctuées de menaces de mort. Le 17 juillet 2008, Calogero Lo Bianco avait frappé Gabrielle Linotte de 20 coups de couteau, dont un mortel à proximité du coeur. Mais le couple qui connaissait une existence tumultueuse depuis deux ans avait déjà été opposé dans différentes scènes de violences conjugales. Des policiers étaient intervenus à de nombreuses reprises pour solutionner des conflits. Un jour, Gabrielle Linotte avait menacé de se suicider le long d'une voie de chemin de fer. Un autre jour, c'est Calogero Lo Bianco qui l'avait frappée et menacée d'un couteau ou d'une hache. Quelques jours avant la scène fatale, Calogero Lo Bianco avait roué Gabrielle Linotte de coups et avait menacé de la défigurer. Un témoin a rapporté que Gabrielle Linotte était amoureuse de Calogero Lo Bianco et qu'elle refusait de le quitter. Chaque fois qu'il la frappait, elle revenait auprès de lui. Selon les témoins de moralité de la victime, Gabrielle Linotte a connu une jeunesse malheureuse. A l'époque où elle a rencontré Calogero Lo Bianco dans un hôpital de soins, elle buvait jusqu'à l'ivresse et délaissait ses enfants. Son ex-mari a déclaré dans le dossier qu'elle avait mis le feu à leur maison pour toucher l'argent de l'assurance. Une ex-épouse de Calogero Lo Bianco a rapporté que c'est en 1988, après une opération, qu'il a commencé à boire et à consommer de nombreux médicaments. C'est à cette époque qu'il est devenu agressif envers les membres de sa famille. Lors d'une dispute avec cette épouse, il avait menacé de tirer sur son fils alors qu'il était installé dans le divan. Calogero Lo Bianco refusait de voir partir son épouse et se montrait agressif lors de tentatives de séparation. Sa femme a finalement divorcé en 2003. Lo Bianco a ensuite adressé des menaces de mort à sa femme et à son fils. Les derniers témoins de moralité seront entendus mercredi matin