Marie Mangen a été égorgée d'au moins trois coups portés avec le côté tranchant d'un couteau, a confirmé mardi le médecin légiste Eric Lemaire devant la cour d'assises de Liège. Contrairement à ce que l'accusé Philippe Smitz a prétendu, la victime n'a pas pu s'occasionner ces coupures accidentellement. L'accusé a posé au moins trois gestes nets et profonds pour égorger sa victime. Le corps de Marie Mangen avait été découvert deux jours après les faits dans sa maison qui avait été incendiée. L'expert en toxicologie Corinne Charlier a confirmé que la victime ne présentait pas de traces d'intoxication. Cela signifie qu'elle était déjà morte au moment où le feu a été bouté. Le légiste a confirmé que Marie Mangen a été égorgée d'au moins trois gestes successifs imposés par le tranchant d'un couteau. L'expert a précisé que ce geste ne pouvait pas être accidentel. Marie Mangen est décédée d'une importante hémorragie et d'une suffocation. L'expertise montre que Marie Mangen a reçu des coups de poings et qu'un foulard a été placé autour de son cou après le port des coups de couteau. Mais l'accusé conteste encore. Je n'ai pas donné de coups, elle est tombée toute seule. C'est elle qui a mis ce foulard, car elle avait froid, a-t-il soutenu. L'expert en incendie et les proches de la victime seront entendus ce mardi après-midi.