Philippe Smitz a affirmé lundi, lors de son interrogatoire devant la cour d'assises de Liège, qu'il ne voulait pas tuer Marie Mangen le 12 octobre 2009. L'octogénaire esneutoise avait été retrouvée étouffée et la gorge tranchée. Mais l'accusé prétend que les actes posés étaient involontaires. Philippe Smitz a détaillé lors de son interrogatoire par le président Philippe Gorlé les différentes étapes de sa vie. Il a évoqué un parcours familial difficile, les petits emplois qu'il a occupés, ses relations avec des jeunes filles nettement plus jeunes que lui , son addiction aux jeux et différentes condamnations judiciaires. Il avait notamment été condamné à de lourdes peines pour des faits de vols avec violences. Lors de ses dernières condamnations, il était en état de récidive légale. L'accusé a évoqué les différents travaux de jardinage qu'il a réalisés pour le compte de la victime. Mais il n'avait plus revu Marie Mangen depuis 2 ans avant les faits. Il l'aurait croisée dans les rues d'Esneux quelques jours avant les faits. L'accusé a soutenu qu'elle lui avait proposé de réaliser de nouveaux travaux. Je suis respectueux et honnête envers les gens pour lesquels je travaille, a tenu à préciser l'accusé. L'enquête a révélé que c'est le 12 octobre 2009 au soir que Marie Mangen a été agressée chez elle par Philippe Smitz. L'accusé avait pris soin de ne pas garer son véhicule devant le domicile de Marie Mangen. Il était muni d'un couteau et de cordes. J'ai pensé lui demander de l'argent et l'attacher pour ne pas qu'elle prévienne trop vite la police. Je voulais un millier d'euros pour régulariser mes problèmes financiers. Nous avons un peu discuté des travaux. Quand elle m'a proposé à boire, j'ai fouillé les meubles par curiosité, a prétendu l'accusé. Philippe Smitz a affirmé qu'il n'avait pas l'intention de tuer la victime. Mais il a été mis en difficulté en évoquant les faits, lorsqu'il a affirmé qu'il a mis des gants pour ne pas laisser d'empreintes. Elle aurait été vivante mais je pouvais encore contester être l'auteur de cette agression, a soutenu l'accusé. L'accusé a affirmé que c'est de manière inconsciente qu'il a enfilé ses gants avant d'agresser la victime. Il prétend que le coussin qu'il a utilisé pour étouffer la victime n'a été employé que pour lui masquer la vue et faciliter sa fuite. Pour expliquer les ecchymoses sur la tête de la victime, Philippe Smitz a affirmé qu'elle avait fait une chute. J'ai attaché les mains de Marie Mangen en plaquant mon genou dans son dos, mais pas fort ! Elle n'a pas crié. Je lui ai recouvert le visage d'un foulard et d'un coussin, avant de fouiller ses armoires. Je lui ai mis le couteau sous la gorge sans appuyer. Puis sa tête est tombée vers l'arrière et j'ai vu du sang. J'ai probablement coupé dans le muscle involontairement, a expliqué l'accusé. Philippe Smitz a enfin exposé qu'il a tenté de mettre le feu à l'habitation avec un liquide inflammable. Elle était morte, j'ai perdu les pédales et j'ai voulu masquer ce que j'avais fait, a-t-il ajouté. L'audience de l'après-midi a été consacrée aux auditions du juge d'instruction et des proches de la victime qui ont découvert le cadavre de Marie Mangen le lendemain des faits. Le procès reprendra mardi avec les auditions d'autres témoins- belga-