Le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer , également président d'arrondissement liégeois, a réagi à l'annonce du groupe sidérurgique ArcelorMittal de supprimer plusieurs outils de la phase à froid, qui touche 1.300 emplois. Il a décidé de réunir les membres de l'exécutif de la fédération liégeoise du PS. Il s'agit d'évaluer rapidement la situation. Nous sommes en relation avec la FGTB et nous voulons évaluer tous les aspects collectivement, a indiqué M. Demeyer à l'agence BELGA. Il s'agira d'organiser la mobilisation de tous les acteurs afin de faire front face à cette attaque à l'égard d'un fleuron essentiel de l'économie liégeoise et wallonne, a-t-il ajouté. En début d'après-midi, M. Demeyer disait attendre des nouvelles du ministre Jean-Claude Marcourt mais commentait déjà: cette annonce est bien la preuve que nous sommes dans un mouvement capitalistique de grande ampleur. On rachète les outils et on les ferme. On monte les travailleurs les uns contre les autres. C'est un cas d'école. Le bourgmestre a par ailleurs rappelé que si l'économie liégeoise est faite de success stories, elle ne peut pas se concevoir sans la sidérurgie. Il faut désormais riposter avec les moyens qui sont les nôtres, a-t-il dit. Pour M. Demeyer toujours, la question de la dépollution des sites doit aussi être placée au centre des débats, pour faire pression sur ArcelorMittal. De son côté, le collège provincial liégeois s'est dit indigné devant le cynisme sans pareil de cette direction irresponsable qui méprise une nouvelle fois les travailleurs du bassin liégeois en n'épuisant pas toutes les voies de concertation sociale.