Une nationalisation temporaire d'ArcelorMittal est une idée particulièrement mauvaise, a jugé dimanche la présidente de libéraux flamands, Gwendolyn Rutten. Selon elle, la perspective qui doit à présent être offerte aux travailleurs affectés par les fermetures annoncées doit être celle d'un autre emploi, et pas la prépension. L'idée avancée au sud du pays de nationaliser temporairement la sidérurgie liégeoise ne trouve pas gré aux yeux de la présidente de l'Open Vld. Je trouve que c'est une idée particulièrement mauvaise que de créer une législation sur base d'un seul cas, estime Mme Rutten. Pareille loi Mittal, poursuit-elle, enverrait aux investisseurs et entreprises le message suivant: lorsque l'économie va mal, vous vous trouvez dans un pays qui reprend votre entreprise et dont vous êtes dès lors dépossédée. C'est comme cela qu'on chasse toute industrie, c'est une erreur à éviter, insiste-t-elle. Si le gouvernement wallon devait malgré tout temporairement reprendre ArcelorMittal à Liège, c'est serait alors son problème, poursuit Mme Rutten. Elle s'oppose également à d'éventuelles prépensions pour les travailleurs d'ArcelorMittal.