Le front commun syndical représentant les travailleurs liégeois d'ArcelorMittal a envoyé mardi un courrier au ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt. Ils lui demandent de convoquer d'urgence une réunion tripartite . Les syndicats y rappellent que depuis la rentrée de septembre 2012, deux réunions tripartites se sont tenues, faisant apparaître un plan d'investissement de 138 millions d'euros, un lien fort entre la conclusion d'un plan social et celle d'un plan industriel et la définition d'une stratégie pour Liège impliquant le maintien de douze lignes de production. Aujourd'hui, nous devons bien constater que rien ne s'est passé, écrivent les syndicats au ministre. Le groupe Mittal, en substance, n'a respecté aucun de ses engagements, y compris ceux qu'il a publiquement souscrits à votre égard. Aujourd'hui, le groupe Mittal, une nouvelle fois, menace. Son discours à notre encontre est simple: acceptez nos conditions, sinon nous irons plus loin dans la liquidation de la sidérurgie liégeoise. Les syndicats assurent que l'explosion sociale est proche et que les concessions qu'ils ont faites ne mènent à rien. Ils rappellent que le gouvernement wallon avait demandé à ArcelorMittal une étude complémentaire sur le volet industriel, toujours sans réponse malgré les engagements du groupe. Ils demandent donc d'urgence la convocation d'une nouvelle réunion. C'est, pour vous, une question de crédibilité. Il y va de l'avenir de toute notre région et il y a eu, dans ce dossier, trop d'atermoiements, concluent-ils encore. Nous veillerons, par tous les moyens, à défendre cet avenir, contre tous ceux qui, quels qu'ils soient, le menacent. Et nous n'hésiterons pas à considérer que l'absence de réaction ferme de votre gouvernement le rendrait tout aussi coupable, à nos yeux, que Monsieur Mittal. - belga -