Face à l'annonce du groupe sidérurgique ArcelorMittal et à la suppression annoncée de 1.300 emplois, le député-bourgmestre de Seraing, Alain Mathot n'a pas mâché ses mots jeudi: Le sentiment que j'ai aujourd'hui, c'est de la tristesse bien sûr, du déjà-vu mais aussi de la rage et de la colère. Je n'ai pas honte de le dire, on est tout simplement face à une crapule, un arnaqueur, a-t-il dit à propos du président et CEO du groupe, Lakshmi Mittal, tout en réclamant la nationalisation des outils menacés. Il a fait croire qu'il venait pour relancer l'outil il y a quelques années pour ensuite fermer tout. De sauveur il est devenu fossoyeur. C'est un véritable scandale, a-t-il ajouté. Au-delà de ce constat, le bourgmestre sérésien estime qu'il n'y a pas 36 solutions aujourd'hui. Pour lui en effet, c'est même bien plus clair qu'auparavant: il faut reprendre notre avenir en main. On gère des sociétés depuis des décennies, on l'a d'ailleurs déjà fait avec celle-ci. M. Mathot plaide donc pour une intervention publique. Cela a changé, avant, il fallait une sidérurgie intégrée. Ici, on change de discours, il faut simplement exproprier. Qu'on fasse une nationalisation stratégique. Car il faut bien se rendre compte que ce n'est pas une société qui perd de l'argent mais bien une société qui en gagne moins. Nous avons des ressources, utilisons-les. Il faut se mettre autour de la table pour en discuter, a-t-il conclu. - belga -