La cour d'appel de Liège a réformé mercredi le jugement de première instance qui avait condamné un commissaire de police de Liège après une intervention jugée trop musclée par l'individu ciblé par une de ses interventions. Ce commissaire a été acquitté car la cour a estimé qu'il avait fait un usage proportionné de la force face à un individu dangereux.Ce policier de 47 ans avait été condamné par le tribunal correctionnel de Liège à une peine d'un mois de prison avec sursis pour des faits de violences illégitimes. Il avait été poursuivi à la suite d'une intervention considérée trop violente face à un individu menotté. L'affaire s'était déroulée en mars 2014. Un individu avait été intercepté après avoir adopté un comportement suspect autour du commissariat de police de la rue Natalis à Liège. L'homme, porteur d'armes, avait été placé en cellule. Des caméras de surveillance avaient filmé l'ensemble de la scène, sur laquelle on voyait le policier saisir l'individu à la gorge et le projeter au sol. Le parquet jugeait que le policier avait usé de violences illégitimes dans le cadre de sa fonction. Mais la cour a estimé que le policier avait fait une utilisation proportionnée de la violence face à un individu dangereux qui voulait en découdre avec les policiers. Le commissaire de police était intervenu dans un contexte spécifique et son intervention était destinée à éviter une escalade dans la réaction violente du prévenu. Une cinquantaine de collègues du policier, présents en soutien, attendaient la décision avec impatience. Cet arrêt reconnaît aussi la dangerosité du métier de policier. Beaucoup de policiers s'inquiétaient de l'influence d'un éventuel arrêt de condamnation sur la qualité de leurs interventions futures face à des individus violents. Ici, la cour reconnaît l'usage proportionné d'une certaine contrainte quand il le faut, a indiqué Fabrice Discry, responsable du syndicat policier.