C’est Fabrice Murgia qui signe la mise en scène de cette nouvelle production de l’Opéra royal de Wallonie. Nous l’avons rencontré lors de la première répétition scénique avec l’orchestre. Jusque-là, les solistes avaient répété uniquement accompagnés au piano. Ce mélodrame, interprété sans chœur, est très lyrique, très théâtral, avec bon nombre d’airs virtuoses dont le fameux « Air des lettres ». C’est d’ailleurs l’un des favoris du ténor mexicain Arturo Chacon-Cruz qui endosse le rôle titre.Fabrice Murgia, comme à son habitude, y utilise la vidéo pour porter l’intériorité des personnages au plus près du spectateur. Il a pourtant choisi d’ancrer l’intrigue dans le 19ème siècle et le contexte de l’époque, très marquée par les conventions sociales et familiales. Werther tombe amoureux de Charlotte mais celle-ci a promis à sa mère mourante d’épouser Albert. Fortement inspiré du courant allemand Sturm und drang – tempête et passion – l’œuvre montre l’inéluctable marche vers le suicide du jeune homme.