Le tribunal correctionnel de Liège a condamné mercredi 9 Bulgares à des peines allant de 2 ans à 6 ans de prison pour des faits de traite des êtres humains, incitation à la débauche et exploitation de la prostitution. Ces proxénètes avaient exploité la situation de vulnérabilité de nombreuses filles bulgares afin de les contraindre à exercer dans le milieu de la prostitution.Les activités de ces neuf individus bulgares s'étaient déroulées entre 2015 et 2016. Ils avaient développé des activités de proxénètes autour d'une structure établie en région liégeoise et qui exploitait de nombreuses jeunes femmes. Ces jeunes femmes étaient originaires de Bulgarie. Elles se trouvaient en situation de vulnérabilité car elles étaient obligées de nourrir leurs familles et leurs enfants. En profitant de cette particularité, les prévenus avaient importé ces filles pour les intégrer dans leur réseau. Les prostituées transitaient par l'Allemagne avant d'être intégrées au réseau belge après avoir subi un écolage par des prostituées plus anciennes. Une enquête pointue a révélé que ces filles régulièrement battues étaient asservies à leurs proxénètes. Elles étaient surveillées et contrôlées au point d'en avoir perdu leur liberté. L'argent qu'elles gagnaient leur était confisqué et elles étaient terrifiées face à l'emprise qu'exerçait sur elles le clan bulgare établi à Liège. Ce clan possédait des connexions aux Pays-Bas, en Allemagne, en Roumanie et en Bulgarie. Le principal auteur de faits a été condamné à une peine de 6 ans de prison ferme. Ses huit complices ont écopé de peines allant de 2 ans avec sursis partiel à 5 ans de prison ferme. Des amendes allant de 6.000 à 24.000 euros ont été prononcées contre les condamnés.