La Citadelle renforce l’accompagnement de ses patients atteints de troubles cognitifs. Des aménagements ont été opérés en gériatrie pour rassurer les personnes désorientées ou en perte de repères. Différents dispositifs permettent d’apaiser les patients.
Le service de gériatrie de l’hôpital de la Citadelle compte 5 salles pouvant accueillir 153 patients. Des aménagements viennent d’être réalisés pour accompagner les patients atteints de troubles cognitifs notamment ces murs de briques en trompe-l’œil.
"Le mur, il est là pour les patients qui sont désorientés, qui cherchent à sortir du service vraiment pour qu'ils ne se rendent pas compte qu'il y a une porte, mais que toute personne orientée et valide puisse par contre toujours utiliser cette porte sans difficulté", explique le Dr Emmanuelle Warzée, chef du service de gériatrie de l'Hôpital de la Citadelle.
Au centre de la salle un abribus a également été installé avec le même objectif.
"Encore une fois, c'est vraiment un repère qui est généralement connu, qui est rassurant et qui permet à la personne désorientée d'avoir un endroit où se poser, éventuellement pour attendre un bus en espérant quitter l'hôpital le plus rapidement possible", précise-t-elle.
Le service s’est également équipé d’un tout nouveau chariot sensoriel mobile pour la stimulation douce des patients au travers des 5 sens.
"Ici vous avez l'exemple de la fibre optique. Ça va nous permettre de stimuler le patient au niveau du toucher. Il va entrer en action avec la fibre optique, ça va permettre de le relaxer, et ça va permettre aussi pour lui de parler, de rentrer en contact avec nous", commente Anne-Sophie Lacroix, infirmière en chef service gériatrie de la Citadelle.
Une plus petite version de ce chariot existait déjà dans le service pour des séances mobiles de relaxation ou de bien-être, comme ici, un massage des mains pour nouer un contact avec le patient.
"Ça permet de rentrer en contact avec le patient. Il va pouvoir parler pendant ces séances de relaxation et de bien être, ou simplement s'apaiser s'il est en fin de vie, ou régler un petit peu son anxiété quand le patient est trop anxieux par rapport à un diagnostic ou à une situation", précise encore Anne-Sophie Lacroix.
Toutes ces initiatives visent à offrir un cadre plus rassurant aux patients déstabilisés par une hospitalisation ou en perte de repères. Et en cette période de canicule, le service de gériatrie est particulièrement surchargé.