Le parquet de Liège précise, par communiqué, suivre avec la plus grande attention les incidents survenus ces derniers jours en marge de rassemblements d'élèves dans plusieurs communes de l’arrondissement. Des enquêtes sont en cours
Le parquet de Liège précise, par communiqué, suivre avec la plus grande attention les incidents survenus ces derniers jours en marge de rassemblements d'élèves dans plusieurs communes de l’arrondissement. Il tient à souligner que la grande majorité des élèves concernés n'est impliquée dans aucun comportement répréhensible.
Le parquet rappelle par ailleurs que le droit de grève et la liberté de manifester constituent des droits fondamentaux dans une société démocratique.
L’exercice de ces droits ne peut toutefois justifier des violences, des dégradations ou des atteintes à l’intégrité des personnes et des biens. Et donc des poursuites visent les personnes soupçonnées d'avoir participé à des infractions pénales.
Au cours des événements intervenus les 1er, 2 et 5 octobre 2026, des violences, des dégradations ainsi que des atteintes à l'ordre public ont été constatées. Des bâtiments scolaires, du mobilier urbain et d'autres biens ont été endommagés. Des comportements particulièrement dangereux ont également été observés sur la voie publique, nécessitant l'intervention des services de police afin de garantir la sécurité des citoyens, des élèves et des usagers de l'espace public.

À la suite des incidents survenus ces derniers jours, plusieurs jeunes ont été déférés devant les autorités judiciaires.
Depuis le 1er octobre :
• 33 arrestations administratives ;
• 20 arrestations judiciaires, dont 17 mineurs ;
• 12 déferrements au palais de Justice pour la zone de police de Liège et 1 déferrement
pour la zone de police Hesbaye-Ouest ;
• 22 policiers liégeois blessés lors des faits de ce lundi 5 octobre.
Sur les réseaux sociaux aussi
Les enquêtes se poursuivent activement afin d'identifier l'ensemble des auteurs des faits. Les investigations ne concernent pas uniquement les auteurs présents sur les lieux. Elles visent également à identifier les personnes qui, notamment par l'intermédiaire des réseaux sociaux, de plateformes numériques ou d'applications de messagerie, auraient participé à l'organisation des rassemblements ayant donné lieu à des violences, encouragé la commission d'infractions ou incité d'autres personnes à adopter des comportements répréhensibles. Dans ce contexte, ce 6 octobre 2026, un jeune de 13 ans a été privé de liberté et déféré au palais de Justice après avoir diffusé sur les réseaux sociaux des appels invitant d’autres jeunes à se présenter munis des bidons d’essence afin d’incendier un établissement scolaire.

Le parquet appliquera une politique de tolérance zéro à l'égard des infractions commises. Les auteurs identifiés, qu'ils aient participé directement aux faits ou qu'ils aient contribué à leur préparation, à leur organisation ou à leur encouragement, s'exposent à des poursuites devant les juridictions compétentes.
Si le parquet entend apporter une réponse déterminée aux faits constatés, il rappelle également que les mineurs relèvent d’un régime juridique spécifique. La nature de la réponse apportée relève de l’appréciation souveraine du juge de la jeunesse, en fonction de la gravité des faits, du rôle joué par le mineur et de sa situation personnelle.