Seuls 250 étudiants pourront accéder à partir de l'année académique prochaine en deuxième bac d'études de médecine vétérinaire en raison du concours décidé par le gouvernement de la Fédération pour limiter la surpopulation estudiantine dans cette filière, a indiqué jeudi le porte-parole du ministre Jean-Claude Marcourt. Calqué sur le mécanisme approuvé l'an dernier pour les études de sciences médicales et dentaires, le dispositif pour la filière vétérinaire prévoit, dès l'année prochaine, l'organisation d'un concours à l'issue du premier bac. Seuls les 250 meilleurs pourront poursuivre en deuxième bac. La mesure, qui sera d'application pour quatre années et soumise à évaluations, vise à réduire le nombre d'étudiants arrivant en premier master, organisé exclusivement par l'ULg. Conçue pour former 250 étudiants en premier master, la faculté vétérinaire liégeoise en accueille actuellement plus de 350, ce qui nuit à la qualité de son enseignement, pratique surtout. Comme pour le concours de médecine, chaque faculté vétérinaire francophone disposera d'un nombre déterminé d'attestations à délivrer.Les étudiants qui ne parviendront pas à se classer en ordre utile lors de ce concours verront toutefois les crédits engrangés valorisés. Ceux-ci pourront en effet se réorienter vers d'autres études scientifiques. Dans un communiqué, la Fédération des étudiants francophones a dénoncé la mesure qui contredit tous les engagements du gouvernement en matière de démocratisation des études.