Un Liégeois de 44 ans a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Liège à une peine de 30 mois de prison ferme. Durant sept ans, entre 1984 et 1992, il avait commis des viols et des attentats à la pudeur sur sa nièce lorsque celle-ci était âgée entre 5 et 12 ans. Le prévenu niait les faits qui lui étaient reprochés et regrettait une dénonciation tardive à la suite d'un problème survenu dans sa famille après un conflit au sujet d'un héritage. C'est en 2006 qu'une femme âgée de 27 ans avait révélé à la police qu'elle avait été la victime de différents faits de viols et d'attentats à la pudeur entre ses 5 et 12 ans. Les faits qu'elle dénonçait s'étaient déroulés entre 1984 et 1992 à Seraing. La victime avait exposé que les faits se déroulaient principalement lors de réunions de famille chez son grand-père. Son oncle parvenait à la convaincre de l'accompagner dans les chambres de l'étage pour commettre les faits. Le dossier révèle des scènes de masturbations, de caresses et de pénétrations. Avant de porter plainte puis d'aller effectuer des études à l'étranger, la victime avait confié son mal être à plusieurs personnes de son entourage et à un psychologue. Elle s'était décidée à dénoncer les faits pour protéger les propres enfants de son oncle. Le tribunal a pris en compte la multiplicité des faits et les séquelles engendrées sur la victime avant de condamner le prévenu à une peine de 30 mois de prison.