Le conseil communal de Seraing se positionnera lundi soir sur l'implantation d'un éventuel Eros center sur son territoire. La construction de cette infrastructure vise à limiter la traite des êtres humains, les trafics de drogue et à assurer plus de sécurité aux prostituées, à l'image de la Villa Tinto, à Anvers. Le collège proposera aux conseillers communaux de choisir entre deux implantations possibles: la rue de Rénory à Ougrée, excentrée mais où l'obtention du permis de bâtir risque d'être difficile, et la rue Marnix, qui accueille actuellement les salons de prostitution. Cette seconde implantation, privilégiée par le bourgmestre Alain Mathot , permettrait de voir la fin d'un chancre au niveau de la cour des miracles, où des filles d'origine étrangère et sans papier étaient exploitées jusque dans les années 2000. Une étude urbanistique et de faisabilité concernant le site choisi par le conseil communal sera réalisée. La décision finale liée à l'implantation du centre sera prise une fois cette étude bouclée, en juin ou juillet. Pour monter le projet, le bourgmestre a notamment rencontré les responsables d'un projet similaire à Liège. Les deux structures devraient être complémentaires. La gestion du centre sérésien, d'une centaine de places, devrait d'ailleurs être confiée l'ASBL Isatis créée en 2009, qui se chargera aussi de l'Eros center liégeois.